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Legrand défi cybersécurité (par William Lecat, Secrétariat Général pour l’Investissement)

Conséquence naturelle de la place croissante du numérique dans nos vies, les attaques informatiques se généralisent et évoluent à un rythme difficile à suivre. On entend souvent dire que la crise de demain sera cyber mais la réalisation que pour beaucoup d’acteurs (Ukraine, Estonie, TV5 Monde, etc. pour ne citer qu’eux) la crise d’hier l’était déjà doit nous permettre de prendre conscience de la nécessité de rendre nos systèmes durablement résilients aux cyberattaques. Adresser cette problématique, au cœur de notre autonomie stratégique, passe nécessairement par l’innovation pour faire face aux menaces de demain et concurrencer les différents acteurs internationaux du domaine.

C’est dans ce cadre que le Grand Défi cybersécurité a été lancé par l’État. Il vise à soutenir le développement de technologies innovantes et l’émergence de nouveaux usages, préfigurant une stratégie plus globale. Dans cette optique, le programme est divisé en deux phases. Une première, de 15 mois environ, est centrée sur la recherche et le développement de technologies de rupture et sera complétée, pour les projets les plus prometteurs, par une seconde de 12 mois permettant une accélération jusqu’aux applications concrètes. L’appel à projet actuellement ouvert pour la première phase concerne principalement les startups, les PME et les laboratoires de recherche et propose un financement allant jusqu’à 50% sous forme de subventions. Néanmoins, afin d’être ancré à la réalité du terrain dès le début des travaux, on cherchera systématiquement un parrainage pour chaque projet, incarné par un grand compte amenant son cas d‘usage pratique.

Les efforts sont centrés sur les trois axes verticaux définis dans la feuille de route afin de maximiser l’impact du Grand Défi : les réseaux dynamiques, les objets connectés et la protection des petites structures contre la cybercriminalité. Les dossiers de candidatures déposés devront donc adresser un de ces trois axes. Ils seront ensuite examinés sous trois angles : aspects innovants et pertinence technique, ambitions de croissance et impacts visés, et enfin, intégration dans l’écosystème et synergies. En amont du dépôt de candidature, des discussions ouvertes doivent permettre de déterminer un périmètre le plus pertinent possible de manière agile afin de maximiser, pour tous les acteurs, le retour sur investissement en temps passé.

Dans le prolongement de cette démarche, le challenge IA du FIC 2021 représente un dispositif particulièrement intéressant pour stimuler l’écosystème et faire émerger des innovations de rupture. L’implication et le soutien du Grand Défi pour ce challenge sont donc tout naturels et à l’image des résultats importants que l’on attend d’un tel événement.